Page:Kipling - Du cran.djvu/28

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jouer les meer-cats[1], oui, et le petit daim. Lorsque j’étais à Guy’s à apprendre l’état d’infirmière, comme tout cela me donnait le mal du pays !

— Mais quelle splendide vie de plein air ! dit le Capitaine.

— Où peut-on vivre ailleurs qu’en plein air ? dit Sœur Marguerite, en en contemplant vingt milles carrés d’un regard enflammé.

— Vous avez bien raison.

— Je suis fâchée de vous interrompre tous deux, dit Sœur Dorothée, qui venait de faire la conversation avec le Major canonnier. Mais le chef de train dit que nous serons prêts à partir dans quelques minutes. Le Major Devine et le Docteur Johnson sont déjà descendus.

— Très bien, ma Sœur, nous vous suivons. »

Le Capitaine se leva à contre-cœur et se dirigea vers le sentier frayé du camp au chemin de fer.

« N’y a-t-il pas d’autre chemin ? » demanda Sœur Marguerite.

Sa robe grise d’infirmière luisait telle l’aile de quelque grosse phalène.

  1. Sans doute les Vansirs, sorte de mangoustes du Sud-Afrique.