Page:Kipling - Du cran.djvu/45

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vautour descendit de tout là-haut en battant des ailes, se stabilisa, et resta là suspendu sans mouvement.

« Voyez ! dit Jan van Staden du haut des rochers qui commandaient la route, à son commando dans l’expectative. Il tourne comme une roue bien graissée. Eux regardent où ils n’ont que faire de regarder, sauf ici où ils devraient regarder des deux cotés, ils regardent notre retraite — droit devant eux. C’est trop tenter les nôtres. Pourvu que personne ne tire sur eux. »

« Voilà bien ce qui en est, dit le Capitaine, en essuyant les verres de ses jumelles. Les Boërs en fuite. Je m’attends à ce qu’ils trouvent leur principale ligue de retraite vers le nord menacée. Nous allons retourner raconter cela au camp. »

Il fit faire demi-tour à son poney, et son œil fouilla le kopje à cime plaie qui commandait la route. Les pierres de son arête semblaient empilées avec moins d’insouciance que n’y met la Nature.

« Ce serait un sacré vilain endroit s’il était occupé — et cet autre aussi. Ces rochers-là ne sont pas à cinq cents mètres de la route, ni