Page:L’Alcoran (traduction de Du Ryer).djvu/142

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134 L’ALCORAN.  

le livre qui distingue le bien d'avec le mal ? ceux qui ſçavent l'eſcriture ne ſont pas ignorans que ce livre eſt envoyé de la part de Dieu, & qu'il contient la verité ; ne ſois pas au nombre de ceux qui doutent, la parole de Dieu s'accomplit exactement, perſonne ne peut empeſcher ſes effets, Dieu entend et ſçait tout; Si tu inclines à la volonté de la plupart des hommes, ils te dévoyeront, ils ne croyent que leurs opinions, & ſont des menteurs ; ton Seigneur cognoiſt ceux qui ſont dévoyez, & ceux qui ſuivent le droict chemin. Mangez de ce qui a eſté tué en proferant le nom de Dieu, on vous a enſeigné ce qui vous eſt deffendu, n'en mangez pas ſi vous n'eſtes pas en neceſſité ; pluſieurs ſe dévoyent du droict chemin, & enſuivent leurs appetits & leur ignorance, Dieu voit ceux qui l'offenſent, fuis le peché ſecret & public, les peſcheurs ſeront rigoureuſement chaſtiez, ne mangez rien de ce qui n'a pas eſté saigné en proferant le nom de Dieu, autrement vous ſerez deſobeïſſans à ſes commandemens. Les Diables tenteront ceux qui les ſerviront, ils perſuaderont aux infidelles de diſputer contre vous, ſi vous leur obeïſſez vous ſerez infidelles comme eux. J'ai reſſuſcité pluſieurs de ceux qui eſtoient morts par leurs pechez, je les ay convertis & leur ay donné une lumieres pour les eſclairer dans les tenebres, d'où les infidelles ne sortiront jamais, parce qu'ils prennent plaisir en leur deſobeïſſance : ainſi je mettray en chaque ville des chefs qui ſeduiront les meſ-