Page:L’Anarchie passive et le comte Léon Tolstoï.djvu/163

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ville ! À Saint-Enogat, la plage se trouve juste au-dessous d’un cimetière, qui pendant les pluies doit certainement déverser les sucs de ses corps en voie de putréfaction dans les eaux de la mer, où des personnes nombreuses viennent chercher la santé et la force. Ce n’est pas tout : le meilleur hôtel de cette bourgade est situé dans le voisinage immédiat du cimetière, de sorte que les tombes se dressent derrière le mur même de l’hôtel ! Et des exemples pareils, on en pourrait citer, par centaines, si la place nous le permettait.

En un mot, même à présent, quand il existe partout un gouvernement, plus ou moins capable de se faire obéir, on voit très souvent que l’inertie et l’ignorance des hommes prennent le dessus et préparent, malgré les progrès de la science, un sol des plus fertiles, un sol des plus favorables pour les différentes maladies infectieuses, pour les différentes épidémies meurtrières. Les hommes succombent en foule ; des centaines, des milliers de familles sont décimées ; partout de malheureux orphelins, partout des pleurs, des grincements de dents, comme il y a deux ans à Hambourg, pendant