Page:L’indépendance de la Corée et la paix.djvu/21

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les autres affaires nécessaires au bon accomplissement des clauses de ce traité.

IV. Tous les traités et accords existant entre le Japon et la Corée dans la mesure où ils ne portent pas préjudice aux clauses de ce traité, demeureront en vigueur.

V. Le gouvernement Japonais garantit qu’il maintiendra la sécurité et respectera la dignité de la Maison Impériale Coréenne.


Des pétitions, des lamentations, des suicides en manière de lamentation et des luttes entreprises par la population Coréenne désarmée contre l’autorité militaire Japonaise, ne produisirent nul effet. Le Japon avait un argument invincible : la force. Au moment de la Conférence de la Haye en 1907, l’empereur Coréen y envoya ses représentants faire un appel aux puissances pour la restauration de l’indépendance de la Corée. Les envoyés ne réussirent pas à se faire donner une audience, mais ce cas fournit une ample excuse aux autorités Japonaises en Corée pour affermir leur gouvernement de fer. Une pression fut exercée pour inciter l’Empereur à abdiquer en faveur de son fils, faible d’esprit. Au même moment, un traité fut signé entre les ministres du cabinet qui agissaient dans l’exercice de leur charge comme les instruments du gouvernement Japonais, et le marquis Ito alors Résident général en Corée. En voici le texte :


Le gouvernement du Japon et le gouvernement de la Corée, désireux d’arriver au rapide développement de la puissance et des ressources de la Corée et de servir le bien de son peuple, ont, en vue de ce but, conclu les stipulations suivantes :

ARTICLE I.

Le gouvernement de la Corée agira sous la direction du Résident général, pour ce qui regarde les réformes dans l’administration.

ARTICLE II.

Le gouvernement de la Corée s’engage à n’édicter aucune loi, ordonnance ou règlement, à ne prendre aucune importante mesure d’administration sans l’assentiment préalable du Résident général.

ARTICLE III.

Les affaires judiciaires de Corée seront traitées à part des affaires de l’administration ordinaire.

ARTICLE IV.

La nomination et le renvoi de tous les fonctionnaires supérieurs de la Corée seront faits avec le concours du Résident général.

ARTICLE V.

Le gouvernement de la Corée nommera comme fonctionnaires Coréens les sujets Japonais recommandés par le Résident général.

ARTICLE VI.

Le gouvernement de la Corée n’engagera aucun étranger sans le concours du Résident général.

ARTICLE VII.

L’article I du Protocole entre le Japon et la Corée signé le 22 août 1905 perd, dorénavant, toute force contraignante.

En témoignage de quoi, les Soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé cet accord et y ont apposé leurs sceaux.

Marquis Hirobumi Ito (Sceau),
Résident général de S. M. I. J.

Le 24e jour du 7e mois de la 40e année de Meiji.

Yi-Wan-Yong (Sceau),
Ministre-Président de l’État.

Le 24e jour du 7e mois de la IIe année de Kwangmu.


Au moment de l’établissement du protectorat sur la Corée, le gouvernement Japonais assura le monde extérieur aussi bien une le peuple Coréen que le protectorat était plus ou moins une mesure temporaire pour mieux assurer la paix en Orient jusqu’à ce que le gouvernement Coréen soit mieux affermi. Mais maintenant le Japon a été jusqu’à briser même cette promesse. La Corée a été annexée en 1910 et faite province Japonaise. Voici ce qu’on a appelé le « traité » d’annexion :


S. M. l’Empereur du Japon et S. M. l’Empereur de Corée, en vue des relations spéciales et étroites entre leurs pays respectifs, désirant augmenter le bien-être commun des deux nations et assurer la paix permanente en Extrême-Orient, et étant convaincus que ces buts pourront être le mieux atteints par l’annexion de la Corée à l’Empire du Japon, ont résolu de conclure un traité de cette annexion et ont nommé à cet effet pour leurs plénipotentiaires, savoir :

S. M. l’Empereur du Japon,

Le vicomte Masakata Téraouchi, son Résident général et

S. M. l’Empereur de Corée,

Ye-Wan-Yong, son Ministre Président d’État.

Lesquels, par suite des conférences et délibérations mutuelles, sont convenus des articles suivants :

Article premier. — S. M. l’Empereur de Corée fait la cession complète et permanente à S. M. l’Empereur du Japon de tous les droits de la souveraineté sur la totalité de la Corée.

Art. 2. — S. M. l’Empereur du Japon accepte la cession mentionnée dans l’Article précédent et consent à l’annexion complète de la Corée à l’empire du Japon.

Art. 3. — S. M. l’Empereur du Japon accordera à LL. MM. l’Empereur et l’ex-Empereur, et à Son Altesse le prince héritier de Corée et à leurs Épouses et Héritiers, des titres, dignités et honneurs qui sont appropriés à leurs rangs respectifs, et des dons annuels seront faits pour maintenir ces titres, dignités, et honneurs.

Art. 4. — S. M. l’Empereur du Japon accordera aussi des honneurs et traitements appropriés aux membres de la Maison Impériale de Corée et à leurs héritiers autres que ceux mentionnés dans l’article précédent ; et des fonds nécessaires pour maintenir ces honneurs et traitements leur seront octroyés.

Art. 5. — S. M. l’Empereur du Japon conférera la pairie et des dons pécuniaires à ceux des Coréens qui, à cause de services méritoires, sont jugés dignes de ces reconnaissances spéciales.