Page:LES JEUX OLYMPIQUES 776 AV J-C 1896.djvu/21

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l’Alphée à l’époque où, avant la descente des Doriens, le Péloponnèse appartenait encore aux Achéens.

Les Pisates n’étaient pourtant point les premiers habitants de la vallée d’Olympie, laquelle avant suivi les diverses vicissitudes des autres contrées helléniques, avait assisté, dès les temps les plus reculés, à de nombreux changements de populations inconnus à, l’histoire, mais dont témoignent d’anciens mythes ainsi que les variations du culte. C’est par ces témoignages que nous sommes en mesure de suivre les différentes couches, pour ainsi dire, des populaLions diverses qui habitèrent cette vallée, et qui y ont laissé les traces ineffaçables de leur passage.

C’est ainsi que, dans les temps les plus reculés, la vallée de l’Alphée vit se succéder à, tour de rôle : Pélasges et Phéniciens, Ioniens et Crétois, Achéens et Ètolions, autochtones et hétérochtones, qui, y introduisant tous leur culte et leurs légendes, la défendaient ensuite contre de nouveaux envahisseurs, auxquels ils étaient parfois contraints de céder la place. L’Élide facilement abordable par l’embouchure de l’Alphée, qui était navigable sur une étendue de cinq kilomètres, et flottable jusqu’à Olympie même, l’Élicle, disons-nous, offrait une conquête facile à ceux qui, attirés par la beauté et la fertilité de cette contrée, voulaient tenter d’en chasser ceux qui en étaient les possesseurs. De là, ces mouvements continuels de populations diverses qui luttaient entre elles pour s’établir dans cette vallée,

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