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l’autorité ecclésiastique, à l’intendance et aux commissaires du domaine royal — les plus récentes par Mme de Chaumont de Guitry — établissent l’état des revenus et des charges de l’abbaye.

En 1764, le revenu brut est évalué à 24,507 livres, et les charges fixes à 19,319 livres.

Sur les 5,187 livres restant, il fallait frayer à l’entretien de trente religieuses, tant dames de chœur que novices, de douze sœurs converses, des chapelains, des domestiques, etc.

En 1706, les revenus dépassaient les charges d’environ 12,000 livres. À cette date, l’abbesse, Mme du Halgouët, dénombrait ainsi le personnel de la communauté : soixante-quatorze dames de chœur, vingt-quatre converses, sept domestiques, trois chapelains, trois sœurs tourières et trois journaliers ; total : cent quatorze personnes.

Un compte de 1774 cote l’ensemble du revenu à 43,914 livres, absorbées presque complètement par les charges ordinaires, les décimes, les réparations, les aumônes, les rentes, les acquits de constituts, l’entretien de la maison.

Il n’est pas sans intérêt de comparer ces évaluations successives, en rappelant d’autre part qu’en 1641, sur un revenu de 22,450 livres, vivaient à Saint-Georges quarante-deux dames de chœur, vingt-deux sœurs converses et servantes, quatorze domestiques, en tout quatre-vingt-cinq personnes.

Au moment de la proscription de leur Ordre et de l’expulsion de leur couvent, les religieuses de Saint-Georges étaient encore au nombre d’une trentaine.

Nous avons déjà vu que, dans les derniers temps, l’abbesse de Saint-Georges était à la nomination du roi. Il n’en était pas ainsi dans le principe : comme dans tous les monastères de l’Ordre de saint Benoît, l’abbesse était élue et librement choisie par ses sœurs. Elle était perpétuelle, et son gouvernement était soumis à l’ordinaire, c’est-à-dire à l’évêque du diocèse.