Page:La Boétie - Œuvres complètes Bonnefon 1892.djvu/488

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402 APPENDICE V . LE RÈ VEILLBMATIN DES FRANQOIS. Quoique nous nous soyons assez longuement occupé du Réveille-Matin des François au cours de cette étude, nous y reviendrons cependant pour ajouter quelques indications complémentaires. On trouvera des renseignements bibliographiques nombreux et précis sur ce libelle dans l’article Nicolas Bornand de la France Protestante des frères Haag. Le lecteur désireux de faire plus ample connaissance avec le Réveille-Matin devra y recourir. Nous avons extrait de cette notice, ainsi que des remarques de Brunet, dans son Manuel, tout ce qui se rapportait à notre sujet. Nous n’y relèverons donc que deux erreurs, qui ont subsisté dans la nouvelle édition de la France Protestante, publiée sous la direction de M. Henri Bordier. 1° Il est inexact de dire, comme on l’aHirme dans cette nouvelle édition (t. I, col. 849), que c’est Montaigne lui-même qui publia pour la première fois la Servitude volontaire en 1571 (1). Outre que cette date est fausse, on sait que Montaigne se refusa au contraire à éditer l’opuscule de son ami. _ De plus, ce ne sont pas seulement les doctrines de La Boétie qu‘on retrouve dans le_ Réveille-Matin, mais bien ses propres paroles et un long extrait , de son 'ouvrage, comme nous l’avons déjà. indiqué. 2° Quoi qu’en pensent les auteurs de la France Protestante, Brunet n’a · pas, sans raisons, fait précéder l’édit.ion française du Dialogue d’Eusébe Philadelphe par l’édition latine. C’est l’usage constant, à cette époque, de ' procéder ainsi, notamment parmi les écrivains protestants (2), et 1’0n s’ex- pliquerait plus malaisément, sans cela, la publication presque simultanée des deux éditions de ce même ouvrage, en deux langues différentes. Au reste, l’opinion de Brunet est incontestable en ce qui concerne le petit volume contenant à la fois les deux dialogues (Edimbourg, 1574). Il est certain que, pour cette fois·ci tout au moins, l’édition latine parut avant l’édition française, qui ne serait ainsi qu’une traduction. Cela est claire- ment exprimé dans le titre même du second dialogue, le seul qui nous occupe véritablement ici : in lucem nunc primum editus, y lit·on en effet, _ tandis qu’au titre de l’édition française de ce second dialogue on lit au contraire mis de nouveau en lumière (3). En outre, Pépître de Philadelphe aux gentilshommes et au peuple de Pologne, est donnée, dans le Réveille- (i) « On y retrouve les doctrines émises avec tant d’autoriré par Etienne dc La Boétic dans son célèbre discours de la Szrvitudz volontaire, publié par les soins de Montaigne en 1571... » (Haie, La France Protestante, Deuxième édition publiée sous ln direction de M. Henri Bor· dier. Paris, 1877, t. I, colonne 849.) (2 Calvin lui-même en est la preuve. (gg Pour plus de précision, nous reproduisons en entier le titre de ce second dialogue, dans ses deux éditions successivesi Dialogux xccumlux, alv Evsnnxo Pr111.A1>EL1>1~1o COSMOPOLITA, in Gallnrum et vicinnrum gcniium ' ggagïgvz Iconscnplus et mmc primum in luczm cdiiu:. Ediniburgi, ex typographie Jacobi Dialirgniggccond du Réveille-Malin des François, et de leur: voisins. Comporipar liusèns Pnmx-