Page:La Bulgarie au lendemain d'une crise, 1895.djvu/50

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ne s’est jamais départi de l’observation stricte des principes constitutionnels. Pureté de mœurs jointe à l’élégance d’un goût irréprochable, esprit de famille au vrai sens du mot, tels sont les traits distinctifs de la jeune cour de Sofia, qui peut servir de modèle au peuple tout entier.

Ce peuple désireux de s’instruire, plein de confiance en ses efforts, d’un tempérament robuste, fier de son indépendance, conservant avec un soin jaloux ses traditions nationales, ne se sent pas de joie depuis que son tyran d’autrefois ne s’interpose plus, comme une ombre menaçante, entre le Prince et lui. Il porte un dévouement désormais inébranlable à son souverain, encore que les puissances européennes ne l’aient point reconnu jusqu’à ce jour. Mais la Bulgarie espère que bientôt sa situation internationale sera enfin régularisée. La Bulgarie existe par elle-même, mais elle voudrait exister aux yeux de tous et elle voit dans le prince Ferdinand son chef légitime, le guide consciencieux qui la mènera dans le droit chemin, le souverain probe qui travaillera avec elle à l’affermissement de ses institutions nationales.