Page:La Fare - Mémoires de Madame la Comtesse de la Bouquetière de Saint-Mars, 1884.djvu/113

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1800

La paix conclue avec Bonaparte suivit de près le débarquement de mon fils, il ne fut que quelques mois sous les armes(14). Pendant les négociations, il se trouvait sans asile. Il trouva à Angers de bons parents du côté de sa grand’mère qui était une demoiselle de Senonnes ; il en fut accueilli et s’occupa de nous procurer des passeports.

Je restai à Vienne encore quelque temps, sans espérance de pouvoir rentrer en France. Dans l’hiver de 1800 à 1801, nous reçûmes des passeports que mon fils nous envoyait. Ils étaient faux, mais rien ne pouvait le prouver. Il nous engageait à en profiter, nous disait qu’il serait possible de ravoir au moins quelques débris de notre ancienne fortune et même de traiter avec nos acquéreurs.