Page:La Femme grenadier.djvu/10

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arrêta devant nous, les demandes réitérées qu’on nous fit, m’inspirèrent une si grande terreur que je me jettai dans les bras de ma gouvernante, et ne m’en retirai que longtems après que la voiture eut recommencé à marcher.

Nous descendîmes chez l’honnête Dorimond, dont la maison était gouvernée par sa belle-mère. Il avait une fille à peu près de mon âge ; le caractère de ces deux femmes contrastait si fort, que je n’ai jamais pu concevoir comment elles avaient consenti à rester ensemble, seulement un quart d’heure.

Dorimond nous présenta à madame Lavalé (sa belle-mère), comme ses alliées ; il dit à sa fille qu’il espérait qu’elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour rendre à sa jeune compagne le séjour de Paris aussi agréable que les circonstances le