Page:La Femme grenadier.djvu/160

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CHAPITRE XIV.


Je fus réveillée par un message de M. Durand, qui me priait de remettre notre visite à l’après-midi, étant forcé d’aller à Corbeil faire quelques emplettes. Il avait eu la précaution de m’envoyer sa lettre par son nouveau domestique ; les nôtres nous étaient entièrement dévoués, et nous pouvions, chose extrêmement rare alors, compter sur leur discrétion.

Lavalé fut étonné du calme de Dorothée ; elle paraissait aussi tranquille que si elle eut dû être du voyage. Je lui expliquai cette espèce d’énigme, et il m’avoua que personne n’avait l’art comme moi de faire adopter son opinion. Nous causâmes long-tems de nos nou-