Page:La Femme grenadier.djvu/184

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il en est bien peu, il n’en n’est point, peut-être, qu’un intérêt personnel n’excite.

Je faisais cette réflexion en écoutant les louanges que le commandant nous prodiguait de notre dévouement à la chose publique. Nous le priâmes de nous enrôler dans la compagnie de Durand. Il me fit observer que je n’étais pas d’une taille à être grenadier, que je serais mieux dans les chasseurs. Je le priai avec tant d’instances de ne pas me séparer de mes camarades, qu’il y consentit. Je me trouvai donc grenadier ; j’avais presque un air martial avec mon bonnet. Il fallut prendre son parti pour le coucher ; Lavalé me protesta qu’il aurait pour moi le respect et les égards qu’il me devait : j’en étais si convaincue, qu’il ne m’était pas venu à l’idée la moindre inquiétude.