Page:La Femme grenadier.djvu/21

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dame Lavalé, qu’elle mettait tout en œuvre pour dissiper la mélancolie qui m’accablait, mais cette pauvre femme le faisait avec des manières si plaisantes, qu’elle aurait fait rire une personne moins profondément affectée. Elle me proposa de me mener à la convention nationale ; l’essai que j’avais fait, la veille, de son assemblée de section, m’avait ôté toute envie d’en revoir aucune autre ; je refusai positivement. Dorothée m’assura que ce n’était pas la même chose que celle de la veille ; qu’il y avait des gens d’un grand mérite, et qui me feraient beaucoup plus de plaisir ; que souvent elle y allait, elle qui ne voudrait pas pour tout au monde aller aux autres. Toutes ces raisons ne me firent point changer, je persistai dans mon refus, et madame Lavalé, qui serait tombée malade de chagrin, si elle avait