Page:La Femme grenadier.djvu/219

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


pas que son sort n’eût été affreux. Je me suis privé du plaisir d’aller lui donner les consolations de l’amitié, pour le servir plus efficacement ; j’ai vu ses juges, je leur ai fait entendre que vous et Lavalé aviez des révélations précieuses à faire pour le salut de l’armée ; mais qu’ayant appris que le représentant Philippeaux arrivait cette nuit, vous aviez juré tous deux de mourir avec votre secret, si vous ne pouviez le confier au vertueux Philippeaux. J’ai trouvé le moyen de réunir ce Marseillais avec Lavalé, je lui ai promis de le sauver s’il voulait me servir ; je lui ai remis une lettre pour Lavalé, dans laquelle je lui ai enjoint de dire à ses juges ce que je leur ai dit moi-même : il a parfaitement rempli mes vues, et votre procès est suspendu jusqu’à l’arrivée de Philippeaux.