Page:La Femme grenadier.djvu/223

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de vous confirmer dans la bonne opinion que son abord vous inspirait.

J’entrai sur-le-champ en matière, et lui rendis compte de tout ce qui m’était arrivé depuis ma sortie de l’abbaye, sans omettre la moindre circonstance.

Quand j’eus fini mon récit, il me dit fort obligeamment, vous oubliez, mademoiselle, que par votre douceur et vos discours persuasifs, vous avez conquis à la République des amis. J’ai passé hier dans un village où tous les habitans sont les plus zélés défenseurs de la liberté et de la justice ; surpris de trouver au milieu d’un pays insurgé des gens aussi fidèles, j’en ai témoigné mon étonnement ; ils m’ont répondu qu’ils avaient donné leur parole au plus petit grenadier de l’armée, et qu’ils n’y manqueraient pas, quand ils devraient tous mourir. Blançai