Page:La Femme grenadier.djvu/238

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


il revint avec l’aide-de-camp, qui nous invita de venir passer la soirée chez une dame où il logeait, et qui recevait fort bonne compagnie.

Depuis si long-tems, repris-je, que je ne me suis trouvée en société, j’y serai fort gauche : dispensez m’en, je vous prie.

Il nous pria avec tant d’instances, que nous nous rendîmes à son invitation.

Nous trouvâmes, ainsi qu’il nous l’avait annoncé, un cercle nombreux ; la maîtresse de la maison était affable, et faisait parfaitement les honneurs de chez elle.

Depuis l’instant où la révolution a commencé, il est rare de voir plusieurs individus réunis sans qu’ils parlent des nouvelles du jour, de celles anciennes, des résultats qu’elles ont amenés, et des probabilités pour l’avenir.