Page:La Femme grenadier.djvu/259

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Daingreville, pour l’instruire de ma démarche ; je lui ai promis que nous la rejoindrions bientôt. Partons, mes amis, je suis sûre qu’elle compte les minutes.

Nous la priâmes de nous faire part des événemens heureux, qui mettaient le comble à notre félicité ; elle s’en acquitta à merveille. Vous les connaissez comme moi. Nous convînmes unanimement, qu’il est une justice éternelle qui, tôt ou tard, dévoile et punit les grands criminels. Ceux que le glaive national venait d’atteindre en étaient la preuve : heureux si l’événement qui abattit leur pouvoir colossal, n’eut duré que vingt-quatre heures : combien de nouvelles victimes eussent été épargnées !

Nous allâmes, dès le lendemain, faire nos adieux aux bons villageois qui nous avaient donné asyle : nous