Page:La Femme grenadier.djvu/26

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la fin de l’hiver, ce qui empêcha madame Lavalé de nous proposer la promenade, mais nous ne pûmes nous refuser de l’accompagner à l’Opéra, l’on donnait la Rosière républicaine ; cette pauvre Angélique cherchait à se rapetisser le plus qu’elle pouvait ; malgré tous ses efforts, elle était, pour une femme, d’une taille gigantesque.

Dorimond n’avait osé refuser à sa mère la compagnie d’Angélique, dans la crainte de lui donner quelques soupçons : le malheureux était sur les épines ; en effet, dans un moment où tout était suspect, mener à l’Opéra un homme proscrit et dénoncé par lui, déguisé en femme, cela était fort dangereux ; d’un autre côté, mettre madame Lavalé dans la confidence, c’était vouloir divulguer notre secret ; il fallut risquer le tout pour le tout, et attendre