Page:La Femme grenadier.djvu/76

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d’aller trouver notre bonne tante, en l’assurant qu’elle était très-prudente, et de bon conseil ; et qu’assurément les choses s’arrangeraient à merveille, si elle consentait de s’en charger. Je suis, je te le jure, continua-t-il, enchanté que tout cela ait tourné de cette manière ; les plus petits événemens amènent de grandes choses ; et sans mon étourderie, (ainsi que Lavalé l’a qualifiée) nous ne serions pas ici : madame Daingreville aurait voulu mettre des procédés avec cette vieille Lavalé : Dorimond n’est pas aussi expéditif que notre ami ; je n’aurais pas une carte de citoyen ; je ne saurais encore quel nom prendre ; je ne bêcherais pas demain notre jardin, je ne mangerais pas ce soir d’excellens légumes et des fruits divins qui viennent du sol destiné à nous nourrir, vêtir, etc. Tu vois, ma chère sœur que Pan-