Page:La Femme grenadier.djvu/87

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


congé de nous, et se chargea d’une lettre pour Dorimond, que nous engageâmes à venir nous voir ; il nous promit de n’être pas long-tems absent. Cet honnête jeune homme nous quitta les larmes aux yeux ; et je vous avoue que je ne le vis pas partir sans un serrement de cœur, qui m’avertissait de l’intérêt qu’il m’inspirait. Mon frère le conduisit avec le fermier, qui lui avait prêté fort obligeamment sa petite carriole. Je me crus, le soir, abandonnée de toute la nature. Depuis un mois, je m’étais fait une douce habitude de la société de Lavalé, et son absence m’était insupportable. Mon frère vint nous rejoindre avec le bon Durand, qui passa la soirée avec nous ; il avait une instruction au-dessus de son état. Mon frère le pria de permettre que nous allassions lui faire visite, en l’assurant que