Page:La Fontaine - Œuvres complètes - Tome 3.djvu/151

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Quelque tribut qu’il faille, il te sera porté :
J’en sçais qui, pour avoir cette commodité,
Donneront jusqu’à leur chemise.

Psiché chanta beaucoup d’autres choses qui n"avoient aucune suite et que les oiseaux de ces lieux ne pfirent par consequent retenir ny nous les apprendre. Le Dragon l’écouta d’abord avec un trés-grand plaisir. A la fin il commenga à baailler et puis s’endormit. Psiché prend viste ? occasion. II faloit passer entre le dragon et l’un des bords de l’entre. X peine y avoit-il assez de place pour une versohue Peu s’en fafut que la Belle, de frayeur qu elfe eut, ne tassast tomber sa cruche, ce qui eust est hire oue la =oute d’huile. Ce dormeur-cy n’estoit pus fmtt co’me l’atre : son courroux et ses remontrances destoit de mettre les gen en pieces. Nostre Heroine vint bout de son entre rise ar un rand bon-heur Elle em lit sa cruche et sen retourna triomphante.

Venus se douta que quelque puissance divine l’avoit n oougeoit du lit. Jupiter ny aucun des Dieux n’auroit laiss Psich dans cet esclavage : les Desses serolent les dernieres la secouNr. Ne t’imagine en estre quirt luy dit Venus : ie te feray ds cdmmandemens si difficiles ouetu manaueras h ouelau’unet our chastiment tu edureras l]mort V m .P. . . — q nr de la lame de ces moutons qm palssent au-deli du fleuv ie m’en veux faire hire un habit. C’estoient moulons du Soleit ; tons avoient des cornes, furieux au dernier oinct, et ui oursuivoient les Lou s Leur lame estot dun couleur de lea s vff qu I eulssot 1 veui. Ils palssoient alors de l’autre cost d’une riviere extrememerit large et profonde, qui traversoit le valon. i mille pus ou peu plus de ce Chasteau.

De bonne fortune pour nostre Belle, Junon et Ceres vinrent voir Venus dans le moment qu’elle venoit de donner cet ordre. Elles luy avoient déja rendu deux