Page:La Fontaine - Fables choisies, Barbin 1692, tome 1.djvu/246

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
183
LIVRE III.


Egalement à redouter.
Or aviſons aux lieux qu’il vous faut habiter.
Voyez-vous ces caſes étretes,
Et ces Palais ſi grands, ſi beaux, ſi bien dorez ?
Je me ſuis propoſé d’en faire vos retraites.
Tenez donc ; voicy deux buchetes ;
Accommodez-vous, ou tirez.
Il n’eſt rien, dit l’Aragne, aux caſes qui me plaiſe.
L’autre tout au rebours voyant les Palais pleins
De ces gens nommez Medecins,
Ne crut pas y pouvoir demeurer à ſon aiſe.
Elle prend l’autre lot ; y plante le piquet ;
S’étend à ſon plaiſir ſur l’orteil d’un pauvre homme,