Page:La Fontaine - Fables choisies, Barbin 1692, tome 3.djvu/198

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Son Rat qui ſe tenoit à l’erte & ſur ſes gardes.
Ah ! mon frere, dit-il, vien m’embraſſer ; ton ſoin
Me fait injure ; Tu regardes
Comme ennemy ton allié.
Penſes-tu que j’aye oublié
Qu’apres Dieu je te dois la vie ?
Et moy, reprit le Rat, penſes-tu que j’oublie
Ton naturel ? aucun traité
Peut-il forcer un Chat à la reconnoiſſance ?
S’aſſure-t-on ſur l’alliance
Qu’a faite la neceſſité ?