Page:Labé - Œuvres, t. 1-2, éd. Boy, 1887.djvu/316

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APPENDICE.


coup de latin pour voiler leur nudité, mais il n’était pas en notre pouvoir de soustraire ou de déguiser les témoignages contemporains. Les lecteurs au courant des mœurs littéraires du xvie siècle savent quelles libertés de pensées et de paroles s’accordaient les hommes les plus respectables aussi bien que les femmes les plus respectées. Ainsi, non seulement Gaspard de Saillans, un gentilhomme dauphinois de ce temps, écrit à sa femme des choses que n’écrirait certainement pas aujourd’hui un bourgeois à peu près bien élevé, mais encore il les imprime tout au long, du vivant de sa noble dame. Quant à Paradin, cet excellent doyen de Beaujeu, il emploie dans un ouvrage essentiellement moral, sur les dangers de la danse, des expressions dont ne s’est pas encore servie la littérature la plus naturaliste

I.

ANONYME (vers 1555).


Le plaisant Blason de la Teste de Bois. S. l. n. d. In-16, de 8 ff. non chiffrés de 23 lignes à la page, imprimé en lettres rondes, sign. A-B par 4.

Un exemplaire de cet ouvrage existe à la bibliothèque Méjanes à Aix, n°30047. Il a servi, avec un autre