Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/133

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Tapiou.

Pas mal… mais il y a mieux. (Galamment.) Sans aller chercher bien loin.


Colombe, minaudant.

Ah ! moqueur !


Tapiou.

Et vous, mam’zelle ! êtes-vous remise de votre indisposition ?


Colombe, baissant les yeux et un peu confuse.

Merci… ça va mieux.


Tapiou.

Je ne sais pas d’où que vous souffriez, mais ça me correspondait là au cœur.


Colombe.

Vous avez donc quelque chose pour moi, monsieur Tapiou ?


Tapiou.

Ah ! vous le savez bien.


Colombe.

Non !


Tapiou.

Si ! un amoureux, c’est comme un homme qui est pochard… ça ne peut pas se cacher. (Lui prenant la taille.) Vous m’inspirez de la mélancolie.


Colombe, elle passe devant lui.

Non… laissez-moi !


Tapiou.

Puisque vous n’avez plus votre globe.


Colombe, s’éloignant.

Faut que j’aille commander le déjeuner des bourgeois.


Tapiou.

Vous me plantez là…


Colombe.

C’est à l’auberge en face… Monsieur Tapiou, vous m’avez fait à Paris la politesse d’un verre de vin, si j’étais susceptible de vous le rendre…