Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/147

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Clémence, hésitant un peu.

Dame ! ce jeune homme paraît appartenir à une bonne famille…


Ginginet.

Et puis il a du cœur… c’est un frère ! (A Jules.) Vous venez avec nous… je vous emmène.


Jules.

Ah ! diable ! c’est que j’ai une affaire qui me rappelle… Quelle date sommes-nous ?


Ginginet.

Le 10 mai.


Jules.

Il faudra que je sois sans faute à Paris… le 12 octobre.


Ginginet, à part.

Cinq mois ! Je suis fâché de l’avoir invité. (Haut.) Lucien, offrez votre bas à Jenny.


Lucien.

Volontiers. (Tirant son Guide et lisant à la dérobée.) "Pour monter en voiture avec une dame." (En anglais.) Will you allow me, madam, to offer you my arm, and take you to your postchaise ?


Jenny, tirant aussi un Guide de sa poche et lisant en français, à part.

"Pour monter en voiture avec un monsieur." (A Lucien, en français.) Je vous rends mille grâces, et je suis votre humble servante.


Ginginet, l’embrassant avec effusion.

Enfin, j’ai fini par lui apprendre le français ; nous nous