Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/28

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Ginginet.

J’avais un petit chèque à toucher…


Clémence.

Et pendant que tu étais à la caisse… un jeune homme s’est approché de moi… il voulait absolument me faire mon bordereau… J’avais beau lui répondre : Mais, monsieur, je n’ai aucun bordereau à faire… Il insistait… mon bouquet de violettes est tombé… il l’a ramassé…


Ginginet.

C’est un pick-pocket.


Jenny.

Oh yes ! pick-pocket ! pick-pocket !


Ginginet, étonné.

Tiens ! elle a bien dit ce mot-là… elle se forme… Elle commence à parler français.


Colombe.

Mais ce n’est pas tout… le voleur de violettes m’a offert cent sous pour lui donner l’adresse de Madame…


Ginginet.

Eh bien ?


Colombe.

J’ai pris les cent sous… et je l’ai dénoncé au brigadier… il a filé.


Ginginet.

Elle est très fine, cette Colombe…


Tapiou, à part.

C’est un renard !… cette Colombe…


Ginginet, à Colombe.

Prends garde au globe ! Ah çà ! ne perdons pas de temps… Nous partons ce soir à sept heures pour Croupenbach… où doit se faire la noce de Jenny…