Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/60

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Scène III

Jules Bernardon ; puis Tapiou ; puis Pauline


Jules, seul.

Ca continue à être un joli militaire ! Il me fait l’effet d’un sanglier, cet homme là !… Mon oncle ne revient pas… Je voudrais pourtant bien filer…


Bernardon, entrant.

Me voici… Mon affaire est arrangée.


Jules.

Vous avez vu le chef de gare ?


Bernardon.

Oui… il m’a donné satisfaction pour ma bourriche… On écrira dessus : Service de l’administration.


Jules.

Allons, mon oncle… voici le moment de nous séparer.


Bernardon.

Bon voyage ! (Ils s’embrassent. Jules entre dans le wagon n° 321.) Prends garde de t’enrhumer, à cause de mon discours.

Bernardon est monté sur le marche-pied du wagon.


Jules, dans le wagon.

Ne craignez rien… Adieu ! Adieu !…

Tapiou, de la gauche, entre, et silencieusement graisse les roues des wagons ; arrivé à Bernardon, il le heurte avec son graissoir.


Bernardon.

Que fait cet animal !