Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/100

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chercher la jarretière… Nous avons ri !… (Secouant son pied.) Cristi !


Fadinard, à part, mettant la serviette dans sa poche.

Que va dire la baronne ?… Et ce chapeau qui n’arrive pas !… Si je l’avais, je décamperais…


Cris, dans la salle à manger.

Vive la mariée ! Vive la mariée !


Fadinard, remontant au fond.

Voulez-vous vous taire ! Voulez-vous vous taire !


Nonancourt, assis sur la causeuse.

Je ne sais pas ce que j’ai fait de mon myrte… Fadinard ?


Fadinard, revenant à Nonancourt.

Vous… rentrez… vite ! (Il veut le faire lever.)


Nonancourt, résistant.

Non… je l’ai empoté le jour de sa naissance…


Fadinard.

Oui… vous le retrouverez… il est dans le fiacre (Un domestique, venant de la droite, a traversé la scène avec un candélabre non allumé : il ouvre la porte du fond et pousse un cri en apercevant la noce à table.)


Le Domestique.

Ah !


Fadinard.

Tout est perdu ! (Il lâche Nonancourt, qui retombe assis sur la causeuse ; il saute à la gorge du domestique et lui arrache son candélabre.) Silence !… tais-toi ! (Il le pousse dans un cabinet à droite et l’enferme.) Si tu bouges, je te jette par la fenêtre. (La baronne paraît par la gauche.)