Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/180

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Chiffonnet et Prunette.

Quoi donc ?


Machavoine.

Le pain n’est pas augmenté ! la viande non plus !… Quant au poulet… j’étais chez la marchande… Vous l’avez payé cent sous… ah !


Prunette, bas à Machavoine.

Taisez-vous donc !


Machavoine.

Non ! non ! non ! Pourquoi que vous volez ce brave homme ?


Prunette.

Ce n’est pas vrai !

Machavoine, menaçant.- Ne dites pas cha !


Chiffonnet, les séparant et prenant le milieu.

Silence !… (Poétiquement.) Quelle admirable mise en scène !… D’un côté la vérité… de l’autre le mensonge… et Chiffonnet au milieu… calme et serein !…


Machavoine.

C’est égal… elle l’a payé cent sous !


Prunette.

Oui, mais je dirai pourquoi à Monsieur !…


Chiffonnet.

Machavoine !… tu as été gigantesque… tu as été homérique !… je t’admets à ma table… va t’habiller !…


Machavoine.

Je veux bien aller m’habiller… Mais elle ne l’a payé que cent sous !…