Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/212

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Chiffonnet, entrant.

Eh bien, commences-tu à l’apprivoiser un peu ?


Prunette.

Ah bien, oui !… il est souple comme un tas de pavés !… j’y renonce.


Chiffonnet.

Déjà, Prunette !… Tu dégringoles dans mon estime. Je te classe dans le répertoire du quatrième ordre.


Prunette.

Ce n’est pas ma faute… j’ai tout fait…


Chiffonnet.

Tout !… ce n’est pas assez.


Un domestique.

Une lettre pressée pour Monsieur.

Il sort.


Chiffonnet, ouvrant la lettre.

De madame Coquenard ! de la belle madame Coquenard ! (Il l’embrasse.

Lisant.) "Tout est perdu." (Parlé.) Quoi, perdu ? (Lisant.) "Mon mari exige que je vienne à votre bal… Il a soudoyé votre Auvergnat, qui s’est engagé à lui désigner la femme qui était cachée chez vous ! " (Parlé.) Corne-bœuf !


Prunette.

Saprebleu !


Chiffonnet, lisant.

"Post-Scriptum. Sauvez-moi… sauvez-nous ! M. Coquenard charge ses pistolets." (Parlé.) Ses pistolets… Eh bien, me voilà gentil !


Prunette.

Il va y avoir un massacre !