Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/244

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Florestine.

N’est-ce pas que c’est délicieux de passer la soirée comme ça… au coin du feu ?…


Edgard, se tapant les genoux avec impatience.

Certainement… certainement… le coin du feu !… (À part.) Elle m’embête énormément !…

Florestine, avec sentiment

Air de Pierre le Rouge

Etre assis près de ce qu’on aime !
Ah ! que ça fait du bien au cœur !
Edgard, très ennuyé
Ah ! que ça fait du bien au cœur
D’être assis près de ce qu’on aime !

Florestine

Eprouvez-vous tout ce bonheur
Comme je l’éprouve moi-même ?
Edgard, de même
Je l’éprouve, parol’ d’honneur !
Trente-six fois plus que toi-même !

Ensemble

Edgard, à part

Non, non, tu ne sais pas
Combien tu me pès’s sur les bras ;
Non, non, tu ne sais pas
À quel point tu m’pès’sur les bras !

Florestine

Non, non, l’on ne sait pas
Combien l’ tête-à-tête a d’appas !
Non, non, l’on ne sait pas
Combien l’ tête-à-tête a d’appas !