Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/339

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


très obéissants et très désolés serviteurs." Signé : "Saint-Germain." (Il fait de grands traits de plume. À Marie.) À toi ! mets là ta pataraphe.


Marie, signant.

Voilà… "Marie."


Saint-Germain.

C’est ça ! (Il plie vivement la lettre et met l’adresse.) "À madame… madame… madame… la baronne de Flasquemont." (Il se lève et laisse la lettre sur le guéridon, en pleurant.) Là ! sur ce guéridon ! Elle la verra en se levant.

Ils pleurent tous deux.


Marie.

Une si bonne maîtresse !


Saint-Germain.

Bonne… comme du biscuit !


Marie.

Qui me faisait toujours des cadeaux !


Saint-Germain.

Et pas regardante sur les liqueurs ! (Il sanglote et, croyant tirer de sa poche son mouchoir, il en tire la plaque de coton,) Tiens ! son épaule ! mettons-la avec la lettre… au moins elle ne perdra pas tout !


Marie.

Viens, Saint-Germain !…


Saint-Germain.

Allons !… ah ! ça me fend ! ça me fend !

Ils remontent tous deux vers le fond.