Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/380

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Dardard.

Très bien ! je n’ai qu’à souffler dessus pour l’éteindre. Allons-y !


Une Voix, au-dehors.

Monsieur Dardard !…


Pontbichet.

On vous appelle.


La Voix.

C’est le tapissier…


Pontbichet.

Le tapissier ?…


Dardard.

Eh bien, oui, pour meubler l’appartement là-haut… J’y cours. Pendant ce temps-là occupez-vous du trousseau… Adieu, adieu !

Il sort vivement.


Scène V

Pontbichet, courant après lui


Mais, monsieur, monsieur !… Le tapissier, le trousseau… il me fascine, il m’étourdit, il jongle avec mon intelligence. (S’avançant vers le public.) Après ça, c’est un excellent parti… et un commerçant !… Il vent de tout, c’est un petit bazar, ma fille épouserait un petit bazar… Tandis qu’avec ce Colardeau, un imbécile qui ne vend rien et qui rit de tout… Enfin, l’autre jour, c’était pourtant pas bien