Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/395

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Dardard.

Non… si c’est pour affaire… je suis sorti.


Colardeau.

Lisez… il le faut !


Dardard.

Ah !… oui, bon Turc. (Jetant les yeux sur la lettre.) Ciel ! qu’ai-je lu ? un enf… il ne manquait plus que ça ! ma situation se développe… elle fait des petits, ma situation ! Et c’est vous… vous ne rougissez pas !…


Colardeau.

Ce n’est pas ma faute, c’est la nature qui est coupable. Je vas vous dire… c’était pendant les vendanges… et, quand on vendange, on cueille du raisin… "J’en cueillerai plus que toi… - Pas vrai !… - Si… - Non…" Alors on se pique, on s’anime et… voilà comment ça nous est arrivé.


Dardard, à part.

Ma foi ! Pontbichet n’est pas là… (Prenant son chapeau.) Le moment est bon… c’est le seul moyen.


Colardeau.

Que décidez-vous ?


Dardard.

Si l’on demande après moi, vous direz que je vais revenir, que je suis allé… me faire faire la barbe… au Kamtchatka ! Bonjour !

Il remonte vivement.