Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/445

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Tourterot, avec humeur.

À toi la pose, pousse ton dé.


César.

Je venais de passer ma thèse ; j’étais reçu docteur… il s’agissait de s’établir, de se former une clientèle… Un de mes amis était dans la même position que moi… et, malgré trois mois d’efforts, de travail, d’activité, nous ne possédions pas un seul malade à nous deux.


Tourterot.

Vous étiez des docteurs panés… quoi !


César.

Cela se comprend !… des jeunes gens, des garçons, ça n’inspire de confiance ni aux femmes, ni aux époux ; mais voilà qu’un beau jour, mon confrère se marie, il fait part de sa nouvelle position à tout Paris, et les clients commencent à venir : ce résultat m’ouvrir les yeux, et, ma foi, j’épousai…


Tous, indignés.

Ah !…


César.

C’est-à-dire, j’inventai mademoiselle de Follembuche… et le docteur Césarius, sans compromettre le célibataire César, eut soin de mettre tout le public dans la confidence de son bonheur… imaginaire.


Gélinotte, à part.

Ah ! c’est une bonne banque, ça !


Tourterot, riant.

C’est absurde !


Poupardin.

C’est de la diplomatie !