Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/502

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Scène XVIII

Lenglumé, Norine



Lenglumé, pâle, défait. En entrant, il va à la table et boit deux verres de curaçao. Musique à l’orchestre.

C’est fait !… c’est horrible !… c’est fait !… Je lui ai dit : Justin, mille francs pour toi si tu veux te taire… pas de réponse !… deux mille francs !… c’était pourtant gentil… mais je ne voulais rien avoir à me reprocher, pas de réponse !… alors, je me jette à ses genoux… il me fait : Psch ! psch !… pour me narguer !… Je m’emporte ! je m’exaspère ! je lui saute au cou !… il m’égratigne !… je serre !… j’entends un râle… miaou !… c’était fait… c’est bien simple !… Comme l’homme est peu !… Pauvre Justin ! j’avais toujours pensé que ce garçon-là finirait mal… (Se grisant par degrés.) Ce que c’est que le remords… tout tourne… tout danse autour de moi… comme au banquet Labadens.


Mistingue, en dehors. Sur l’air de Dufresny (les Vendanges, sans l’orchestre).

Dans la vigne à Claudine
Les vendangeurs y vont.


Lenglumé, complètement gris.

Tiens !… le petit biberon qui chante sa darbo !…