Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/185

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Poitrinas, à Blanche.

Ah ! mademoiselle ! que je suis heureux ! Je vais tout de suite louer la petite maison d’Etampes.


Blanche.

Quelle maison ?


Caboussat, tristement.

Celle que tu vas habiter avec ton mari.


Blanche, à part.

Ah ! pauvre père ! et ses discours ! (Haut à Poitrinas.) Monsieur Poitrinas, il y a une condition dont mon père a oublié de vous parler.


Poitrinas.

Laquelle, mademoiselle ?


Blanche.

À aucun prix et sous aucun prétexte, je ne consentirai à quitter Arpajon.


Caboussat, bas, serrant la main de sa fille.

Ah ! chère petite !


Poitrinas.

Je le comprends… c’est une ville si riche au point de vue archéologique… Ce ne sera pas un obstacle… nous vous demandons seulement de venir passer deux mois par an à Etampes.


Blanche, regardant son père.

C’est que… deux mois…


Caboussat, bas à sa fille.

Accepte, je m’arrangerai. (À part.) J’ai un moyen, je me couperai… (Haut.) C’est convenu.


Poitrinas, à Blanche.

Que vous êtes bonne d’avoir bien voulu passer par-dessus le défaut d’Edmond !