Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/277

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Scène première

Un salon. — Porte principale au fond. — Portes latérales. — Dans les deux pans coupés, deux autres portes, vitrées et garnies de rideaux blancs : celle de gauche conduit à la salle à manger, celle de droite sur une terrasse. — Chaises. — Fauteuils. — Une petite table à chaque premier plan contre la cloison. — Sur celle de gauche, un vase sans fleurs.

Chiquette ; puis Vancouver



Chiquette, seule, brossant un habit.

On peut dire que voilà un drap moelleux… On voit bien que c’est un habit de prétendu… Ah ! c’est que je m’y connais !… Depuis quelque temps, le prétendu se brosse beaucoup dans cette maison !… Ces pauvres jeunes gens… ils arrivent tout pimpants, ils se croient sûrs de leur affaire… et au bout de quelques jours… v’lan ! M. de Vancouver les fiche à la porte comme si c’étaient des orgues de Barbarie !… Et mademoiselle Isménie reste fille ! (Posant l’habit sur une chaise, près de la porte à droite.)