Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/100

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Georges, entre avec ses lettres à la main, il est très pâle et très ému.

Voici les lettres que tu m’as demandées… Il y en a deux… je voulais en écrire plusieurs… mais ce soir… la main me tremble… L’une est pour notre correspondant à New York ; je le prie de t’ouvrir un crédit…


Armand.

C’est bien !


Georges.

L’autre est adressée à MM. Anderson et Blum, deux armateurs qui, sur mes instances…


Armand.

Merci !


Georges, s’approche d’Armand et déchire tout à coup les deux lettres.

Non, tu ne partiras pas, c’est impossible !


Armand.

Ah !

Ils se jettent dans les bras l’un de l’autre.


Georges.

Tu aimes Thérèse… épouse-la… emmène-la ! mais que je ne la revoie plus !


Armand, lui tendant les bras.

Ah ! Georges !


Georges, s’y précipitant.

Mon ami, mon ami, pardonne-moi d’avoir hésité… mais je l’aimais tant !


Armand.

Cher enfant ! je n’accepte pas ton sacrifice… je le désirais… je l’attendais… mais je n’en veux pas… Eh bien,