Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/48

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Armand.

Si, et de fameux !… Des cigares de planteur… J’en ai six caisses !…


Dutrécy, indiquant de La Porcheraie.

Chut !… plus bas…


Armand, bas.

Il n’a pas entendu. (Haut.) Monsieur de La Porcheraie…


De La Porcheraie.

Bonjour, Armand… (Ils se serrent la main.) Vous pouvez vous vanter de nous avoir fait peur !… (Regardant le plan.) Vous permettez ?…


Armand.

Mon oncle, je vous demanderai l’hospitalité pour quelque temps ?


Dutrécy.

Tu as obtenu un congé ?…


Armand.

Non, j’ai donné ma démission…


Dutrécy.

Comment ?…


Armand.

Vous savez que j’avais pris du service sur un navire brésilien… Un matin, comme je vous l’ai écrit, on constate à bord un cas de fièvre jaune… le capitaine tient conseil et décide que le passager malade sera déposé sur la première plage que l’on rencontrera…


De La Porcheraie.

Comme je comprends ce capitaine !…


Armand.

J’étais indigné… je protestai… mais vainement… À la