Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 04.djvu/68

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Georges.

Je n’ai rien… Comprenez-vous que je n’aie pas revu Armand… je suis bien allé dix fois chez lui, et lui ne m’a pas fait une seule visite.


Fromental.

Et c’est pour cela que tu te désoles ?… Je le comprendrais encore s’il s’agissait d’un condisciple… d’un camarade de collège… d’un…


Georges.

Armand est mieux que cela pour moi… c’est un ami.


Madame de Verrières.

En es-tu sûr ?


Georges.

Oh ! oui ! je puis compter sur lui… comme sur toi ! Et à ce propos, mon père, J’aurai une demande… une prière à vous adresser… dans un autre moment.


Fromental.

Pourquoi pas dans celui-ci ? nous n’avons encore personne ?… Parle, je t’écoute.


Georges.

Armand est sans fortune… il n’a pas de position… et je voudrais lui en faire une… Je le dois… Verriez-vous de grands empêchements à l’intéresser dans nos opérations ?…


Madame de Verrières.

Comment ?


Fromental.

Ah çà ! tu es fou ! Tu me dis qu’il n’a pas de capitaux !…


Georges.

Eh bien ?