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CINQUIÈME LEÇON.
suite de l’histoire de la virginie. (1621-1688.)


Messieurs,

Nous avons laissé la Virginie au moment où le partage du sol et la culture du tabac assuraient sa durée, d’une part en stimulant le travail, d’autre part en lui garantissant une avantageuse rémunération. Après treize ans d’épreuve, les aventuriers étaient devenus planteurs, chefs de famille, propriétaires de domaines considérables, c’est alors que se réveilla le vieil esprit anglais ; la charte coloniale parut oppressive ; on le prit sur le ton de l’indépendance avec le gouverneur ; on réclama comme un droit inaliénable les privilèges, les libertés, dont le citoyen anglais jouissait dans la mère patrie.

Pour apaiser cette agitation, sir George Yardley, gouverneur de la colonie en 1619, convoqua une assemblée générale composée des représentants des diverses plantations, et leur permit de prendre et d’exercer à coté du gouverneur et du conseil colonial, les hautes fonctions de la législature. Ce fut la première assemblée représentative établie en Amérique, et, remarquez-le bien, il