Page:Laboulaye - Histoire politique des États-Unis, tome 1.djvu/415

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d’un demi-penny de redevance par acre, une concession de cent acres à tout émigrant qui, dans l’espace de cinq ans, s’établirait dans la Caroline.

Quelques émigrés de la Virginie, chassés de la province à la suite de la rébellion du colonel Bacon, avaient formé autour du Sund d’Albemarle un petit établissement dont la surveillance fut confiée à sir William Berkeley, gouverneur de la Virginie ; ce fut le germe de la colonie du nord ; Berkeley leur donna un gouverneur, un conseil, et les laissa nommer une assemblée ; en d’autres termes, et sans même parler de la redevance prétendue par les propriétaires, il abandonna complètement aux planteurs le soin de leurs propres affaires. Cet abandon (l’expérience de l’Amérique le prouve) est loin d’être la plus mauvaise condition pour une colonie naissante et dans un pays nouveau.

Vers la même époque, quelques planteurs des Barbades, désireux de fonder un établissement où ils fussent maîtres absolus, vinrent avec leurs noirs s’établir près du cap Fear, et commencèrent la colonisation du pays, qui fut plus tard la Caroline du sud. Le gouvernement de ce nouveau territoire, qui fut nommé le comté de Clarendon, fut constitué comme celui du comté d’Albemarle, mais il en resta politiquement séparé ; l’éloignement des deux établissements était si considérable, il y avait