Page:Lacasse - Une mine de souvenirs, 1920.djvu/172

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dans les limites d’une future paroisse où il y a des chemins carrossables qui sont à se faire ; il est intéressé à y travailler lui-même. Il va trouver son protecteur et lui pose le marché suivant : « J’ai 100 acres de terre ; je vais vous en céder 40, avec lequel vous pourrez former un bel établissement. J’en ai assez de 60 acres que je ne pourrai pas tout cultiver avant 20 ans. Je vous demande de m’aider les premières années, et voici comment vous pourrez le faire.

« Je vais vous défricher 10 acres de terre à $100 l’arpent, ce qui va me faire subsister les premières années ; j’aurai le produit entier de tout le terrain défriché d’une manière cultivable, pendant 7 ans. Vous me paierez par arpent au fur et à mesure du défrichement, excepté pour le premier arpent où vous voudrez bien me fournir les $100 tout de suite. Si vous pouvez vous passer de l’intérêt pour sept ans, vous le retrouverez certainement plus tard dans la vente de votre terre.

« Vous aurez une belle terre à vendre avec 10 arpents en culture, au milieu d’un district habité, ayant un bon chemin pour aller au marché et à l’église. Si vous aimez mieux la garder, vous y établirez peut-être votre fils, un neveu ou un bon serviteur. Dans tous les cas, vous n’aurez rien perdu, car votre terre vaudra plus que l’argent que vous m’aurez avancé. Je me procurerai

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