Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/270

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


R. Il avait une redingote.

D. En êtes-vous bien sûr ?

R. Je crois l’avoir vu. Il avait un chapeau rond ordinaire.

D. Cet homme (en montrant François) pourrait-il vous rappeler l’assassin ?

R. Je ne pourrais pas le reconnaître. L’homme avait des favoris et monsieur n’en a pas.

Mme Robinet, blanchisseuse. — J’ai vu fuir trois hommes qui criaient : Au voleur ! J’en ai saisi un par sa redingote. Cet individu m’a entraînée au fond du corridor ; là, il m’a toisée en se retournant, et lorsqu’il a vu que c’était une femme âgée qui le retenait, il m’a fait pirouetter jusqu’à l’autre bout du carré et m’a fait faire volte-face.

Lacenaire écoute en riant cette déposition.

D. Reconnaissez-vous celui qui vous aurait ainsi maltraitée ?

R. C’est quelqu’un qui baissait la tête.

D. Était-ce vous, Lacenaire ?

Lacenaire, riant plus fort. — Probablement…

L’hilarité de l’accusé se communique à l’auditoire.

La femme Robinet répète que les hommes qui fuyaient étaient au nombre de trois.

Genevay, rappelé, déclare que les assassins n’étaient que deux, et qu’il a couru après eux sur l’escalier.

Lacenaire, après cette déposition, reprend son attitude d’écrivain, et fait quelques corrections au crayon en marge de ses feuillets.

On entend une femme qui prétend, elle, avoir vu