Page:Laclos - Les liaisons dangereuses, 1782, T02.djvu/211

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dangereuses. 209
me déterminer à me fervir de ces moyens, 

quelqu’innocents qu’ils foient. Je hGiS tout ce qui a l’air de la tromperie; c’eft là mon caraéèere. Mais vos malheurs m’ont touché au point que je tenterai tout p o ur les adoucir.

Vous penfez bien que, cette con1mu- nication une fois établie entre nous, il me fera bien plus facile de vous procu- rer, avec Danceny, fentretien qu’il defire. Cependant ne lui parlez pas en- core d.e tbutceci; vous ne feriez qu’aug- menter. fon impatience, & le moment de la fatisfairc , n’efi pas encore tout-à- fait venu. Vous lui devez , je crois , de la calmer plutôt que de l’aigrir. Je m’en rapporte là ·deffus à votre délicateffe. Adieu, ma belle pupille: car vous êtes ma pupille. Aimez un peu votre tuteur, & fur-tout ayez avec lui de la docilité; vous vous en trouverez bien. Je m,oc- tupe de votre bonheur , & foyez fûre que j’y trouverai le mien.

De . . . ce 24 Septembre .17**.


II. Partie. K