Page:Laffitte - Le grand malaise des sociétés modernes et son unique remède.djvu/8

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Avant-Propos


Je tiens à rappeler ici, en le reprenant pour mon compte, ce que le bon Rollin écrivait à l’avant-propos de son Histoire Romaine : « Je n’ai point dissimulé que je faisais beaucoup d’usage du travail des autres… »

Sans doute j’aurais pu, m’inspirant des remarquables travaux des Laveleye, des Laboulaye, des Championnière, des Letourneau et de tant d’autres, reprendre en de nouvelles phrases ce qu’ils ont dit excellemment ; mais qui ne voit ce qu’un tel exposé gagne à ce que ce soit eux et non moi qui le présente ?

Aussi bien je n’ai point fait ici œuvre originale. L’exercice de ma profession d’éditeur m’ayant un jour soufllé une idée, je dus, sous cette inspiration, aller aux sources. C’est là qu’auprès de la plus pure et de la plus haut jaillissante, je retrouvai en Émile de Laveleye toutes les justifications de mes doutes et de mes espoirs. Aussi n’exprimerai-je jamais assez ma reconnaissance pour cet homme qui fut un grand esprit et un cœur généreux.

Si j’ai pu atteindre à ce que j’appelle sans aucune prétention, mais dans l’ardeur de ma conviction, l’unique remède, — les deux pas de plus à quoi se ramène toute découverte, c’est à lui que je

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