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CINQUIÈME

MÉDITATION



L’IMMORTALITÉ




Le soleil de nos jours pâlit dès son aurore ;
Sur nos fronts languissants à peine il jette encore
Quelques rayons tremblants qui combattent la nuit :
L’ombre croît, le jour meurt, tout s’efface et tout fuit.
Qu’un autre à cet aspect frissonna et s’attendrisse,
Qu’il recule en tremblant des bords du précipice,
Qu’il ne puisse de loin entendre sans frémir
Le triste chant des morts tout prêt à retentir,